Écoute empathique

SE LIBÉRER DU CONDITIONNEMENT

Dans une culture (que nous partageons sans doute) où nos ressentis, nos comportements, nos propos sont considérés dès l’enfance comme corrects ou incorrects, acceptables ou inacceptables, certaines personnes savent supposément mieux que nous. Ce sont des autorités : les parents, les profs, les médecins, les adultes de manière générale.

Dans ce contexte, peut-on s’étonner de ne pas savoir qui on est, ce à quoi on aspire, d’en douter ou de le dénigrer quand on le sait ?

Cette culture, structurée par des rapports de pouvoir, prétend séparer l’inséparable – les émotions, le corps, le mental –, nous coupant ainsi de notre boussole intérieure : nos émotions.

S’ÉCOUTER SANS JUGEMENT 

L’écoute empathique – ou connexion empathique – rétablit notre connexion à nos émotions, si évidente dans nos premières années.

Suivant les principes de la communication non violente (processus formalisé par Marshall Rosenberg), elle offre un espace relativement unique dans cette culture, puisque l’on nous écoute sans jugement, où nous sommes aujourd’hui, dans ce qui est vivant chez nous, c’est-à-dire ce qu’on ressent et qu’on aspire à vivre.

Sans jugement, et aussi – comme on en fait souvent l’expérience au quotidien à notre détriment –, sans conseil, sans minimisation, sans dramatisation, sans que l’autre ramène le sujet à soi, compare notre situation à celle d’autrui, change de sujet, etc. Ce qui n’empêche pas de demander ou d’accepter de recevoir un témoignage, un conseil, un retour authentique du ressenti de l’écoutant·e – toujours sans jugement.

L’écoute empathique permet ainsi de s’entendre, de rester avec notre ressenti, d’écouter le message de nos émotions. Les accueillir procure l’apaisement de tensions, une clarté qui permet de poser des actions justes pour nous à un moment donné.

« Si j’utilise la communication non violente pour aider les personnes à être moins déprimées, pour mieux s’entendre avec leur famille, mais que je leur apprends pas, dans le même temps, à utiliser leur énergie pour transformer rapidement les systèmes dans le monde, alors je fais partie du problème.

En gros, ce que je fais, c’est calmer les personnes, faire en sorte qu’elles se sentent heureuses de vivre dans le système tel qu’il est, et en cela ce que je fais, c’est utiliser la CNV comme un narcotique. »
Marshall Rosenberg, retraite sur la justice sociale en Suisse, 2005

SE SENTIR PLEINEMENT VU·E

La communication « non violente » peut s’avérer particulièrement violente quand elle ne prend pas en compte les réalités sociales. D’une part parce que tout n’est pas du ressort ni de la responsabilité du seul individu, comme on semble l’entendre parfois. D’autre part parce que la communication non violente n’est pas en soi une pratique où comme par magie les dynamiques oppressives disparaîtraient, dans la mesure où cette disparition, si tant est qu’elle est possible, suppose d’avoir conscience de ces dynamiques sociales et d’avoir fait un cheminement pour ne pas les reproduire en soi et à l’extérieur de soi.

Je propose une écoute empathique informée des normes sociales, des inégalités et violences liées à la condition d’enfant, de femme, d’homme, de personne non binaire, de personne trans, non hétéro, intersexe, en situation de handicap, de classe défavorisée, grosse… – avec toutes les limites que suppose ma situation de personne multiprivilégiée.

Les inégalités et violences qui nous ont touché·es ou nous touchent, les normes au service des oppressions sont de nature à invalider nos ressentis et à minimiser l’importance de nos besoins. Prendre ces contextes en compte permet de partager une vision commune des réalités sociales, de nous sentir pleinement vu·e et entendu·e, de nous prendre intégralement en compte.

Vivre l’authenticité et la sécurité, l’acceptation de qui on est, permet de développer plus de conscience nos aspirations profondes, plus de liberté au moment de faire des choix pour les vivre.

 

LES BÉNÉFICES

> Faire l’expérience d’un regard bienveillant

> Identifier nos (dizaines) d’émotions et accéder à nos aspirations profondes

> Prendre la responsabilité de notre vie, et avec elle le pouvoir que nous avons dessus, y compris dans une perspective collective 

> Prendre en compte notre bien-être ET celui d’autrui, d’une manière qui respecte nos valeurs et nous donne de l’énergie 

> Accueillir avec bienveillance ce que nous ressentons, qu’il s’agisse de peurs, de souffrances ou de joie 

> Transformer la colère, la culpabilité, la honte

> Apprendre à identifier et nommer les oppressions que nous avons pu vivre ou que nous vivons, mesurer le coût des normes 

> Se libérer des oppressions intériorisées 

> Reconnaître nos privilèges et en prendre la responsabilité, sans culpabilité 

> Apprendre à traduire les jugements de l’autre en besoins 

> Apprendre à exprimer des demandes, à nous-mêmes et aux autres 

> Explorer nos ressources pour trouver nos propres solutions

 

Tu m’aimes ?
(vidéo de 3 mn, anglais traduit en français)

On a toujours le choix
(anglais traduit en français, 14 mn)

MA FORMATION

2020 (en cours) : formation en ligne La CNV pour le changement social. Explorer les questions systémiques avec compassion (Roxy Manning)

2020 (en cours) : formation en ligne de 2016  Travailler pour la transformation (Miki Kashtan)

2020-2021 (en cours) : cours de compassion en ligne (Thom Bond)

2019-2020 (en cours) : programme annuel de CNV, première année (Constanza Etchevarría et Niels Janssen)

2019 : CNV et genre (Patri García et Anahi Sarasola)

2019 : Pratiques pour la connexion et l’empathie (Anahi Sarasola)

Depuis 2018 : formation à la CNV en ligne, Club CNV (Isabelle Padovani)

 

 

 

 

 

 

CONDITIONS

Durée : séances de 1h30
Modalité : par téléphone ou appel vidéo
Tarifs : 40 € / 60 € / 80 € selon vos ressources (pour une redistribution des ressources visant l
accessibilité économique), par virement
Contact : segolene[@]lestroisthes.fr